Les Canadiens veulent réduire la bureaucratie fédérale

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Vendredi le 23 août 2024, à 15:00

Un sondage Léger, commandé par la Fédération canadienne des contribuables, révèle qu'une majorité de Canadiens souhaitent une réduction de la bureaucratie à Ottawa. Les contribuables savent pertinemment qu'ils font vivre trop de fonctionnaires.

 

En effet, le sondage indique que 47% des Canadiens veulent réduire le nombre de fonctionnaires fédéraux, alors que moins de trois Canadiens sur dix souhaitent maintenir le nombre actuel d'employés. 

 

Seuls 7% des répondants estiment que le gouvernement fédéral devrait embaucher davantage de fonctionnaires, tandis que les autres restent indécis.

 

Une situation hors de contrôle 

 

Les Canadiens ont raison de s'inquiéter: sous le premier ministre Justin Trudeau, le gouvernement fédéral est devenu pléthorique.

 

Depuis son entrée en fonction en 2015, Trudeau a ajouté 108.793 fonctionnaires, portant ainsi le total à 367.772 employés fédéraux.

 

Cela représente une augmentation de 42% en moins de neuf ans, alors que la population canadienne n'a crû que de 14% au cours de la même période.

 

Si Trudeau avait aligné l'expansion de la bureaucratie sur la croissance démographique qu’elle est censée servir, il y aurait aujourd'hui 72.491 bureaucrates fédéraux de moins.

 

Selon le directeur parlementaire du budget (DPB), la rémunération annuelle moyenne des fonctionnaires fédéraux à temps plein s'élève à 125.300 dollars, incluant le salaire, la pension et les autres avantages.

 

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Ainsi, les 72.000 fonctionnaires en surnombre pourraient coûter aux contribuables environ neuf milliards de dollars par an, soit l'équivalent de la réduction d'un point de pourcentage des deux premiers taux d'imposition fédéral sur le revenu.

 

Le sondage Léger a également ventilé les résultats en fonction des intentions de vote des Canadiens. Parmi les électeurs conservateurs, 71% souhaitent une réduction de la bureaucratie fédérale. L'enjeu est de taille.

 

Depuis quelque temps, les sondages montrent que les conservateurs sont en bonne voie de former le prochain gouvernement. Face à ces attentes, la pression sera forte pour que le prochain gouvernement agisse rapidement.

 

«Le gouvernement n’a pas un problème de revenus, il a un problème de dépenses», a déclaré Pierre Poilievre, chef du Parti conservateur du Canada. «Ils ont presque doublé les dépenses gouvernementales en une décennie et ajouté environ 50% de fonctionnaires supplémentaires.»

 

Poilievre promet de «redresser le budget et d'apporter aux Canadiens l'aide dont ils ont désespérément besoin». Sa capacité à tenir cette promesse sera directement liée à sa capacité à réduire la bureaucratie.

 

Il faut le rappeler: la bureaucratie absorbe plus de la moitié des dépenses quotidiennes du gouvernement fédéral. Il est illusoire de prétendre redresser le budget sans d'abord réduire le coût de la bureaucratie.

 

Outre la réduction du nombre de bureaucrates fédéraux, Poilievre devrait également limiter les salaires et les avantages.

 

Trudeau a accordé plus d'un million d'augmentations salariales au cours des quatre dernières années. Si Poilievre veut mettre fin à cette pratique, il devrait d'abord s'engager à abolir les augmentations de salaire que les députés s'accordent chaque année.

 

Avant de se mettre en grève l'année dernière, les syndicats du gouvernement fédéral ont évoqué les augmentations de salaire annuelles des sénateurs et des députés pour justifier leurs revendications d'une hausse salariale financée par les contribuables.

 

Il faut renouer avec la rigueur conservatrice 

 

En faisant preuve de leadership et en acceptant de réduire les salaires des députés, les politiciens pourront mieux contrôler la bureaucratie. Le gouvernement de Stephen Harper a montré l'exemple en gelant les salaires des députés entre 2010 et 2013.

 

Le gouvernement doit également cesser de récompenser l'échec avec des primes financées par les contribuables. Depuis 2015, le gouvernement fédéral a approuvé plus de 1,5 milliard de dollars en primes.

 

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Ces primes continuent d'affluer dans la bureaucratie fédérale, malgré les conclusions du DPB selon lesquelles «moins de 50% des objectifs de rendement sont constamment atteints».

 

Pierre Poilievre est bien conscient de ce problème. Il a affirmé qu'il «annulerait les primes accordées aux instances gouvernementales défaillantes, telles que la Banque du Canada et CBC».

 

En somme, les contribuables financent un trop grand nombre de «pousseux de crayons» fédéraux. Ils en prennent de plus en plus conscience. Tout politicien souhaitant redresser le budget et réduire les impôts doit impérativement s'attaquer à la bureaucratie fédérale.